ADIEU LA RUE DES RADIATEURS (Nina)

Publié le 12 Septembre 2005

2008 • Beta SP • couleur • 37'

Réalisation Vladimir Léon
Image à Paris  Arnold Pasquier à Moscou Vladimir Léon (ainsi que Pierre Léon et Sébastien Buchmann)
Son à Paris Lionel Quantin
Avec la participation de Mathieu Riboulet et Lionel Quantin, Nina Kotchetkova, Pierre Léon, Raïssa Kotchetkova, Marina Pouchtchinskaïa, Boris Ioffe et Elena Pouchtchinskaïa.
Texte Extraits du Regard de la Source de Mathieu Riboulet, Maurice Nadeau, Paris, 2003.
Montage son Rosalie Revoyre
Mixage Marc Mnémosyne

Résumé
L’écrivain Mathieu Riboulet enregistre chez lui une lecture d’extraits de son livre Le Regard de la Source.
Dans ce passage, se dessine le portrait d’une femme, « ni amie intime, ni parente, mais assurément un peu le l’une, un peu de l’autre » : Nina.
Les mots lus, pudiques et précieux, évoquent la mort récente de cette femme et l’amitié qui la liait à l’auteur.
Alors, les images du passé surgissent, avec le grain onctueux et fragile d’une vidéo ancienne et renvoient à un hier et un là-bas – Moscou il y a vingt ans – qui semble plus que jamais un monde irrémédiablement perdu.
Derrière la caméra vidéo 8, parfois interpellé alors qu’il filme, un des neveux de Nina : Vladimir Léon, le réalisateur d’Adieu la rue des Radiateurs.

"Ce sont les mots de l’écrivain Mathieu Riboulet qui ont guidé mes pas sur ce chemin parfois ardu de la reconquête du passé, entre le manque de médiations que je ressens à l’écriture intime (journal, autofiction…), et la toujours trompeuse «objectivité» de l’histoire, si étrangère aux fracas invisibles des vies minuscules.
Dans son livre,
Le Regard de la source, paru en 2003, il évoque ma tante Nina dans un très beau chapitre intitulé «Dumka».
Lorsque j’avais pour la première fois lu ces lignes j’avais été saisi, bouleversé, par la justesse du portrait qu’il dessinait de cette femme mais aussi du pays qu’elle habitait et de l’effroyable distance, infranchissable et obtuse, qui nous en séparait.
En relisant ce texte récemment, l’émotion que j’ai ressentie demeurait intacte et, soudain, les images enfouies de Moscou pouvaient surgir comme des larmes."

Vladimir Léon