projection lundi 11 juin 2012 à 18h30
au Ciné 104 de Pantin dans le cadre du Festival Côté court
Le film est précédé d’une performance Véronique Hubert : Utopia fait son Cinéma #10 Danser avec Grisélidis, Fernando et les autres (30’)
Ciné 104 104, avenue Jean Lolive 93500 Pantin Métro : Église de Pantin - Ligne 5
2012 • fiction de long métrage • HD
image & mise en scène Arnold Pasquier
assisté de Clément Postec
son Greg Le Maître
montage Élise Picon
avec Adrien Apoteker Edouard Bergeret Jérôme Bernard Marc Bertier Alexandra Bertin Damiano Ottavio Bigi Léo Bonaventure Jésus Borges Maxime Bougon Thibault Boutherin Claire Bunelle Rémi C. Stéphanie Ditche Arthur Eskenazi Christine Fleuret Laure Franques Guillaume Gaudoin Hugo Godart Laura Godin Michel Gravero Juliette Guichard Guillaume Guilbert Pierre Guéret Louison Hacquin Louise Hakim Margau Korvarec Gérald Kurdian Melissa Lalanne Noémie Léa Manuela Lo Cascio Laura Louvignes Timothée Magot Elodie Martin Arthur Meillere Nedjma Merahi Thusnelda Mercy Philippe Merle Marie Mur Sarah Nilles Ingrid Noual Valentine Piacentino Pierre-Alexandre Poix Benoît Pouvreau Marika Rizzi Grégoire Sain-Martin Salvatore Sclafani Liliana Scuderi Nicolas Siffermann Mario Trentanelli Lydie Vaysse Sébastien Viaud
Arnold Pasquier est soutenu par le Département de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la résidence "Côté court" 2011.
Si c’est une île, c’est la Sicile participe à l’exposition collective La Fabrique des films présentée par pointligneplan à la Maison d’art Bernard Anthonioz (Nogent-sur-Marne) du 6 juin au 22 juillet 2012 www.pointligneplan.com
SI C’EST UNE ÎLE, C’EST LA SICILE – PROJET & INTENTIONS
1
Dans le monde entier, les artistes disparaissent mystérieusement.
À Pantin, des fugitifs se rassemblent.
Ils inventent des façons de survivre ensemble et s’abandonnent à leurs désirs.
2
Le récit naît d’un postulat : les artistes disparaissent. Des manifestations mystérieuses les tuent sans revendications. L’aveuglement méthodique du massacre saisit un air du temps de « la mort de l’Art ». Je propose un cadre paroxystique où réfléchir la place de l’artiste et de son champ d’intervention, ses moyens d’expression dans la société. Nous ne saurons pas ce qui motive le massacre des artistes, c’est la réaction qui m’importe : que faire ? Mis à part un prologue qui présente le ravissement de deux danseurs, les disparitions sont hors champs. Le mystère participe de cette mise à distance de la tragédie, pour apprécier les réponses. La fable se conclut par une danse d’admiration sans morale édifiante qui célèbre la permanence de l’art avec douceur.
3
Le thème du scénario me permet de mettre en scène à l’échelle d’un groupe isolé dans une ville ce que la littérature, les sciences sociales et l’urbanisme ont, depuis le XVIe siècle apporté à propos de l’Utopie. Cette île inventée par Thomas More, Utopia, qui décrit une société équitable mais potentiellement totalitaire est le ferment fictionnel d’innombrables possibles. Son esprit est une inépuisable source d’aventures, pour qui cherche une humanité qui s’invente collectivement. J’arrive à l’Utopie par l’urbanisme et l’architecture. Le nom de Charles Fourier, économiste et philosophe français croise celui de Godin et son familistère à Guise ; la Cité Radieuse de Le Corbusier ; la communauté New Harmony de l’Anglais Robert Owen. Charles Fourier m’intrigue car il veut trouver les agencements collectifs qui permettent le libre essor de toutes les potentialités, individuelles et collectives. L’Utopie amoureuse qu’il développe imagine une société où s'harmonisent les désirs de chacun, capable de favoriser toutes les aspirations. Ici, une situation tragique provoque des individus qui risquent, dans un élan motivé par un désastre inéluctable, un amour qui est lui-même l’invention d’une forme d’aimer dans le cadre d’une hétérotopie pantinoise, une utopie réalisée.
4
La relation amoureuse est au centre de mes films, le transport amoureux en est un motif récurrent. Faire un pas pour embrasser, aller pour rencontrer, se rejoindre. Ici, je souhaite éprouver l’espace de la ville comme un sentiment. Mais c’est un sentiment qui puise davantage à la géographie qu’à la psychologie, à travers une forte présence du lieu, du paysage et le goût pour la scénographie.
5
La réalisation du film, qui se structure à partir d’un récit, se prévoit comme un atelier. Il accueille dans son processus de fabrication et de façon délibérée l’improvisation. C’est une façon de travailler que je développe dans plusieurs films ; une ville, un lieu, des acteurs sont intégrés dans un mouvement de fiction documentaire qui s’invente comme une scène au sens théâtral du terme en suivant un canevas narratif ouvert. Pour ce film, je proposerais aux interprètes de travailler sur des motifs qui seront expérimentés, puis tournés :
• Éprouver l’espace comme un sentiment.
• Se fondre dans des communautés sans chercher à les comprendre.
• Marcher d’une ville à l’autre au bord de l’épuisement.
• Faire quelque chose pour s’en sortir.
• « Il » est « là ».
• Quelque chose semble perdu.
• Avant d’aimer, apprendre quelque chose d’autre (parler, danser ?).
• Comment voudrais-tu vivre ?
• Donner ce que l’on aimerait avoir.
• S’exercer à une vie de seconde main.
• Donner aux gens de l’espace.
• J’ai peur.
• Préparation au combat.
• N’avoir jamais éprouvé un tel sentiment d’attente.
• Ne plus pouvoir être un artiste.
• Je suis ici, je ne suis pas capable d’en dire plus.
• Le désir et la peur d’être aimé.
• Danse pour moi.
6
Je propose une commune cinématographique à un groupe d’artistes que j’associe au projet du film. Si j’en suis le réalisateur et le chef de projet, je les invite à s’associer à une Société Amoureuse autour du film (sur le modèle des projections utopiques de Charles Fourier ou celles de la réinvention de l’amour comme projet politique cher à Alain Badiou). Ils se saisissent de la thématique et l’ouvrent à leurs fantaisies et leurs dispositions. Chacun peut jouer, danser, construire, accompagner le film qui se fabrique. Je fais confiance à mon exigence formelle et à mon expérience pour recevoir les propositions, les articuler, les filmer et constituer ainsi une matière de cinéma.
SI C’EST UNE ÎLE, C’EST LA SICILE – GALERIES DE PHOTOGRAPHIES DES
TOURNAGES
Photo : Nicolaï Johnson - Tournage à Wuppertal, Allemagne. 16 & 17/01/2011
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[Prologue]
Photo : Arthur Eskenazi - Premier jour de tournage au Pavillon, Pantin. 20/01/2012
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Photo : Clément Postec - Tournage aux Courtillières, Pantin. 02/2012
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Photo : Timothée Magot - Tournage au Conservatoire, Pantin. 02/2012
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Photo : Arthur Eskenazi - Tournage à Pantin. 18/03/2012
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Photo : Clément Postec - Tournage à Pantin. 7, 8 & 9/04/2012
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Photo : Clément Postec - Tournage à Palermo, Gibellina et au Cretto di Burri. 19, 21, 22, 23 et 24/04/2012
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Photo : Clément Postec - Tournage à Pantin 28/04/2012
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SI C’EST UNE ÎLE, C’EST LA SICILE – REPÉRAGES
PHOTOGRAPHIQUES
Premier repérage photographique à Pantin, lundi 15 août 2011.
Deuxième repérage photographique à Pantin, mercredi 17 août 2011.
Troisième repérage photographique à Pantin, dimanche 21 août 2011.
Repérage photographique à Gibellina Nuova & Vecchia, Sicile, Italie.